Kindle : vendre ses livres depuis son site

2010/12/08 § 2 Commentaires

L’annonce de Google a fait réagir très vite Amazon : il n’est plus seulement possible de diffuser des extraits de livres sur le net, sur Facebook/Twitter, mais en plus de les lire, intégralement, après achat (évidemment) via le lecteur en ligne d’Amazon.

Amis auteurs…

La boîte va cependant plus loin : elle permettra bientôt aux auteurs de vendre directement leurs livres depuis leur site, à partir d’une plateforme intégrée, liée à Amazon.

Les auteurs ont donc aujourd’hui les moyens de peser dans leurs négociations avec les éditeurs, avec des services d’autopublication qui se distinguent de la publication à compte d’auteur.

« Amis » éditeurs…

De la même façon, les éditeurs indépendants, affiliés au programme, pourront vendre des bouquins (c’est une réponse directe à la méthode de Google : vous intégrez un petit plugin, et vous vendez nos livres en touchant une commission). Autant les utiliser, avant de les écarter.

Ils pourraient alors diversifier leurs activités, en se transformant très progressivement, dépossédés de leurs contenus, en gestionnaire d’une communauté d’un auteur par exemple.

Nécessité économique et communautaire

La lecture via les navigateurs doit permettre une accessibilité totale aux livres achetés, quelle que soit la tablette/liseuse dédiée.

C’est une nécessité économique, qui témoigne d’une cohérence stratégique : les livres ne sont plus seulement des objets fixés, ils comprennent aujourd’hui des annotations, commentaires, passages soulignés qu’on se partage et dont on peut pouvoir avoir accès où que l’on soit.

Or, pour assurer la « viralité » d’un livre, la diffusion sur les réseaux sociaux (c’est le service d’Amazon), ces commentaires, annotations, passages, doivent pouvoir déborder le cadre de la « page » et se connecter à d’autres plateformes. Seul un navigateur est capable de réaliser cette ambition.

Cette évolution traduit aussi une prise en compte de nos habitudes de vie (déplacement) et de nos usages (passage d’un objet à un autre pour exercer la même activité). Ils préfigurent en un sens l’avènement de la feuille communicante.

Le « Kindle » : un objet symbolique

L’objet « Kindle » n’est donc pas la priorité d’Amazon : il a une valeur symbolique, qui lui permet d’incarner le projet d’Amazon, de l’imposer culturellement, à travers un élément fixe, clairement identifiable et susceptible d’être présenté visuellement. Dévalué, bradé, il devrait coûter bientôt encore moins cher.

Le futur de la lecture : via les navigateurs

Les positions de Google et Amazon confirment bien que la lecture se donc fera davantage via les navigateurs.

Une lecture plus immersive pourrait alors être circonscrite aux applications, aux moyens limités, susceptible d’affirmer l’identité d’un éditeur, tandis que les navigateurs prendront peut-être en charge une lecture plus socialisée, marque des grands distributeurs.

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