Patti Smith et les bornes numériques

2010/10/22 § Poster un commentaire

Hier, à la librairie parisienne L‘Arbre à lettres, tout le monde venait voir Patti Smith…Moi, je cherchais les bornes pour acheter des livres numériques, pendant qu’un pote argentin (Guido) faisait la queue pour rencontrer sa Pattiiiii avec « le livre que j’ai acheté à New-York » (comprenez : je-suis-un-vrai-fan-moi ;).

Un argentin qui est passé par New-York pour se faire dédicacer en France le livre de son idole…C’est pas la définition de l’hystérie ? Je crois que je viens de perdre un ami…;)

Bon, c’était sans doute pas le jour idéal (quoique la Smith n’a pas non plus fait déplacer tout Paris) mais j’ai pu approcher des bêtes (les bornes) et même de la bête (Patti Smith, 64 ans, du poil au menton) à qui j’ai demandé une dédicace pour une amie.

Bornes numériques d’Epagine

Ce fut rapide, quelques minutes pour me rendre compte que le scroll n’était pas super rapide (c’est faussement tactile, leur écran, il faut appuyer sur des boutons pour déplacer la page de gauche à droite), pas très réactif, que c’était cher comme sur internet (en même temps, ce n’est qu’une redirection vers le site d’Epagine, réunion de libraires/éditeurs), bref, que j’aurais préféré être chez moi pour les commander, mes livres numériques. L’intérêt est en fait bien ailleurs.

La librairie, ce foyer culturel

La librairie (dans son ensemble) veut montrer qu’elle inclut le numérique dans son dispositif. Il n’y a pas, d’un côté, le papier, de l’autre, l’électronique : il y a un terrain d’entente et de vente, et c’est la librairie. L’exemple de Patti Smith est révélateur : le monde des libraires multiplie les initiatives, s’identifie de plus en plus à un centre culturel.

C’est, en un sens, le même procédé que les bonus des DVD : on ajoute de la valeur introuvable ailleurs, on affirme son identité, le caractère irréductible du lieu (la librairie) à une pratique (la vente). D’ailleurs, sur les bornes, c’est dit clairement : « nous sommes à votre service pour vous accompagner dans vos recherches ».

Libraire, un métier

Le libraire se poste donc en aval, comme un médiateur entre deux mondes, une passerelle qui facilite le passage du papier au numérique et vice-versa. Le portail 1001librairies, qui ouvrira bientôt, et la librairie d’Harvard qui va livrer à domicile, s’inscrivent dans cette logique : réaffirmer le lien social, accroître les services, assurer le contact avec le client, plus désireux qu’on ne le croit d’échanges avec son libraire de quartier.

La bataille des ebooks se jouera bientôt là-dessus. Mais mon ami argentin s’en moquait pas mal de nos débats français : il était venu avant tout pour écouter Patti chanter. :)

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