Kobo : organiser économiquement la lecture sociale

2010/10/09 § 6 Commentaires

Kobo est encore petit mais Kobo veut être partout. La tablette Blackberry n’est même pas encore sortie, que l’entreprise y annonce déjà sa présence. Qu’est-ce qu’on peut faire avec ? Lire socialement. Kobo propose en effet, en plus d’un ereader,  une application (utilisable sur Ipad, au passage) de lecture, qui donne accès à un catalogue de titres anglais (même quand les bouquins sont français…). C’est tout ? Of course not.

Kobo va plus loin. L’application intègrera, dans sa version améliorée pour Blackberry, des fonctions sociales. Et là, ça devient très intéressant pour la mise en relation de bouquins. Concrètement, on pourra : lire en groupe, partager des passages ou un ouvrage, discuter en temps réel, poser des questions à l’équipe, obtenir des recommandations et accéder aux achats de ses amis.

Un gros mot : sérendipité

Kobo s’appuie sur trois principes : sérenpidité, simultanéité recommandation. Le premier consiste, à partir d’un mapping social, à suggérer à l’utilisateur des livres qu’il ne cherchait pas mais susceptibles de l’intéresser. Car, après tout, votre réseau est majoritairement constitué de vos amis : vos goûts sont similaires ou font l’objet d’une curiosité bienveillante. L’algorithme de recherche, naturel, est redoutable d’efficacité.

Simultanéité : vers le rythme collaboratif

Le deuxième principe – simultanéité – favorisera probablement l’émulation autour d’une même lecture et un sentiment accru de proximité émotionnelle. Kobo invente ici une forme de rythme collaboratif garant d’une meilleure appropriation de son application et d’une fidélité durable.

Là aussi, le dispositif est remarquable (sur le papier, du moins) et économiquement habile : puisque le rythme fixé est celui de la communauté, la décision d’achat l’est aussi. L’utilisateur ne peut pas se permettre d’attendre pour commencer un livre : sa date de péremption n’est pas déterminée par sa nouveauté mais par la vitesse à laquelle le lisent ses amis. Kobo intègre logiquement une solution d’achat 1-click, sans intermédiaire, adapté à sa stratégie de décision.

Recommandation et consumer centric

Le troisième principe place l’utilisateur au centre de la consommation, bien qu’il soit intégré à un groupe. A partir de son profil de consommateur, une série de livres devrait lui être proposée (formule bien connue : dis-moi ce que tu aimes et je te dirai qui tu es…). Moins insidieuse, très ciblée, la recommandation apparaît comme une marque de reconnaissance au service de l’utilisateur (c’est pour l’aider qu’on l’aiguille). Pourtant, il s’agit d’une forme de publicité masquée !

On voit ainsi comme la lecture sociale peut générer de nouveaux modèles économiques. Le principal, c’est d’avoir un animateur de communautés (« community manager ») suffisamment présent pour fédérer le groupe, l’organiser et en faire une force économique.

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