Google Editions repoussé

2010/10/06 § Poster un commentaire

On a finalement une date : Google Editions, ce sera pour fin 2010 pour les Etats-Unis, courant 2011 pour l’Europe…super précis, hein ? C’est déjà ça.

L’offre au lancement de la plateforme

On a aussi des chiffres, et c’est Abraham Murray, chef de produit de Google Books, qui les a donnés. A sa sortie, la plateforme proposera : 400 000 titres payants, obtenus grâce à des partenariats avec 30 000 éditeurs, et 2 000 000 de livres gratos. Ca va faire mal…

Le modèle d’agence

La bonne nouvelle, c’est que les éditeurs ont finalement eu gain de cause (le modèle d’agence promu par Apple : c’est eux qui fixent le prix, entre 13 et 15 euros sur l’Ipad en moyenne).

La mauvaise, c’est que Google ne maintiendra certainement pas ce modèle : impossible de baisser les prix, donc de proposer un catalogue compétitif, malgré l’abondance des titres. C’est nous qu’on va trinquer les gars, avec des prix qui grimpent déjà (10 dollars d’abord proposés sur Amazon, puis c’est vite remonté à 12-14…)

Google Editions a déjà été lancé…

Le catalogue de Google, on le connait plus ou moins déjà. On est tous allés sur Google Livres pour se faire du mal, se rendre compte que tel livre « que je cherchais depuis 15 ans » n’est disponible que partiellement. Google Editions, c’est Google Livres tarifé.

On aura donc : des livres en veux-tu-en-voilà (notamment) payants et des outils pour les manipuler. Philippe Colombet, de Google Livres France, avait déjà donné quelques détails en mars 2010 pendant le salon Demain le livre. On pourra avoir accès aux livres achetés (encore heureux) d’où on veut (plusieurs supports seront supportés, dont l’Ipad) et quand on veut.

Google poursuit ainsi son développement sur le « cloud », en se passant des logiciels, comme voudrait le faire Google Chrome : tout accessible tout le temps en ligne (vos fichiers, vos photos, votre musique, bientôt vos livres).

Des livres par millions…mais pour en faire quoi ?

La différence pourrait en effet se faire à ce niveau. Au fond, un catalogue de millions d’ouvrages sans possibilité d’exploitation et sans visibilité, ça ne sert à rien…

Pas étonnant, donc, que Google ait lancé un programme de recherche en avril dernier, demandant à des équipes de chercheurs de travailler sur les « Digital Humanities » (pour avoir la liste des lauréats, c’est ici).

Le but : organiser cette matière livresque, commencer à en faire quelque chose, réfléchir dessus, exploiter cette main-d’oeuvre qu’est l’usager. C’est sans doute à ce niveau que se jouera prochainement la bataille pour le contrôle des ebooks.

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