TouchyBooks : pour ne plus raconter d’histoires aux enfants !

2010/10/30 § Poster un commentaire

Touchy Books IpadBientôt, je vais être tonton. Et comme le neveu risque de me réclamer un de ces jours des histoires avant de se coucher, je me suis mis à la recherche d’une solution interactive (oui, déjà…On n’est jamais trop prévoyant !), capable de la lui raconter tout seul comme un grand. Sortie le 20 octobre 2010, l’application TouchyBooks sur Ipad sera votre meilleure alliée, amis tontons.

Lis tout seul mon enfant

Le catalogue n’est encore pas bien gros…une dizaine de titres tout juste. C’est qu’une oeuvre interactive, ça prend du temps à faire mine de rien et ça demande des moyens. Avec TouchyBooks, on est un des éléments de l’histoire. Pour passer d’une étape à l’autre, notre action est en effet sollicitée (ouvrir une porte pour permettre au loup d’entrer, par exemple). Surtout, l’oeuvre est lue au gosse, au cas où il voudrait s’amuser tout seul (et on espère qu’il abusera de cette fonction. ;-)

Pour les 4-6 ans

Le seul hic, c’est que du texte, pour une application, il y en a pas beaucoup…L’histoire est très courte (en tout cas celle que j’ai testée : « Le Petit chaperon rouge »).

Mais ça peut suffire pour le CP ou CE1 (6-7 ans), au moment où l’enfant apprend à lire (ou un peu avant, pour se familiariser avec le texte), comme complément amusant dont les couleurs, jeux et la typographie viennent consolider la mémoire. Chaque titre a été conçu de cette manière et c’est probablement ce qui explique leur prix dérisoire (1 euro en moyenne).

Conclusion

L’achat est simple (c’est du 1 & click), l’interface agréable, le résumé bien fait et l’étagère pour retrouver (donc visualiser) tous les bouquins achetés ressemble à Ibooks d’Apple…Donc plutôt chouette. Non, j’aime bien cette appli’…Et je sens que mon neveu va l’adorer. ;)

L’éditeur Penguin va lancer un réseau social pour les djeuns

2010/10/27 § Poster un commentaire

The Telegraph rapporte une info importante  : l’éditeur Penguin est sur le point de mettre à jour leur plateforme Spinebreaker, pour y ajouter des fonctions sociales et donner notamment l’occasion aux ados de partager leurs commentaires, d’interagir entre eux.

Ils étaient jusque-là les rédacteurs/critiques (formule célèbre : il n’y a pas mieux qu’un ado pour s’adresser à un autre ado) mais ils ne pouvaient pas encore roucouler en parlant littérature. D’ici 6 mois, ils pourront le faire.

On voit que le marché du numérique n’est plus du tout en marge. Les éditeurs ne jettent plus leurs filets dans toutes les directions de façon à capter un maximum d’audience. Ils cherchent au contraire à se distinguer, à se faire une niche…

Le Nook couleur annoncé !

2010/10/27 § 4 Commentaires

Voilà, c’est fait : le Nook couleur, de Barnes & Noble (voir ma news d’hier) a été annoncé.

Fonctionnalités : wifi, écran couleur tactile (pas d’encre E-Ink de Mirasol), 7 pouces. Prix : 249 dollars (contre les 150 du dernier Nook…).

D’après William Lynch, le directeur, la librairie aurait déjà vendu 1 million de Nook et ce chiffre devrait rapidement doublé (d’après le cabinet Forrester Research, la Madame Soleil des prévisions numériques, dès la fin de l’année 2010).

Fonctions sociales

Du côté des Ebooks, on pourra faire tout ce qu’on peut déjà faire avec l’Ipad en mieux : retrouver le livre tel qu’on l’a laissé la dernière fois, changer le texte, l’espace, le fond, vérifier une portion de texte sur google, Wikipédia, etc.

Surtout, des fonctions sociales ont été prévues : on pourra recommander un livre à des amis sur facebook/twitter, discuter, partager et se prêter des livres. Il reste cependant à organiser économiquement cette force communautaire.

La bibliothèque

Le site ChipChick annonce que la bibliothèque de Barnes & Noble comprendra plus de 100 journaux en couleur (Elle, US Weekly et le New York Times sont de la partie) et 2 millions de bouquins vendus à 9,99 dollars en moyenne selon USA Today. 12 secondes suffiraient pour trouver un livre, l’acheter et commencer à le lire…Le 1 & click à la Apple semble avoir été intégré.

Grande innovation : on a pensé aux enfants (voir la news d’hier). Ils auront droit à un catalogue de livres interactifs et à une fonction type « text to speech » (un narrateur-robot lit l’histoire au gosse) . Les parents auront donc la paix et les grands-mères seront au chômage. :)

Applications

Ce n’est pas vraiment encore un App’Store mais le Nook intègrera des petits jeux, type Sudoku, jeu d’échecs, lecture vidéo. Me demande bien si l’expérience de navigation sera plaisante avec un écran 7 pouces (voir l’article de The Telegraph)…Les dictionnaires devraient bientôt être intégrés. Un système de publication autorisera également les autres à publier facilement leurs contenus.

Barnes & Noble « frappe fort » comme disent les journalistes. On peut dire que le virage numérique, fixé par les actionnaires, est en train d’être réalisé d’une très belle façon. Le Nook ne se contente manifestement plus de rattraper son retard : il commence à fixer un cap.

Un Nook couleur pour les enfants ?

2010/10/26 § 1 commentaire

Le Nook de Barnes & Noble commence un peu à dater. Surtout, il est à la traîne, face à Apple, face à Amazon, face tout ce qui arrive. Une réaction de la librairie est attendue depuis longtemps; on la connaîtra aujourd’hui.

Le site The TechHerald, pense que Barnes & Noble se positionnera sur le marché des enfants, en proposant un Nook couleur (plus attractif, moins austère) et un catalogue adapté aux 3-8 ans (d’après le Wall Street Journal), riche de 12 000 ouvrages dont 100 livres illustrés.

CNET, renseigné par un anonyme, a annoncé vendredi dernier que la tablette serait multitouch/en couleur et tournerait sous Androïd. Le nom de domaine NookColor.com a par ailleurs été enregistré par Barnes & Noble…

Il n’y a donc plus vraiment de doute sur la sortie imminente d’un Nook couleur. Manque plus que l’annonce officielle, dans la journée.

Walmart va distribuer le Nook de Barnes and Noble

2010/10/23 § Poster un commentaire

Résumé de l’épisode précédent

Je m’inquiétais il y a quelques jours de la situation de Barnes & Noble, la grande librairie américaine. Pendant l’été (voir mon article), ça a chauffé, avec notamment un actionnaire (Ron Burkle) qui a cherché à déstabiliser l’actuel PDG (Léonard Riggio).

Riggio a finalement maintenu son leadership mais avec une « feuille de route » (comme dirait Christine Lagarde) très claire : développer numériquement Barnes & Noble. Pour ça, les actionnaires lui ont filé une enveloppe de 140 millions de dollars.

Les points de vente

Barnes & Noble a un avantage face à Amazon et cie : ses points de vente. Il y en a des centaines à travers tout l’Amérique et l’entreprise peut donc non seulement les vendre mais en plus aller à la rencontre du client, faire de la pédagogie, assurer un lien social bref, ne pas reproduire les erreurs françaises du défunt Cybook français de Cytale (2001) qui n’a jamais trouvé son public.

Cette stratégie va être poussée plus loin encore, rapporte le New York Times, avec un partenariat conclu avec la grande chaîne de distribution Walmart.

L’alliance avec Walmart

Walmart, c’est un peu le carrefour américain, avec 3500 magasins. On comprend donc que Chris Peifer, vice-président au développement numérique chez Barnes & Noble, soit ravi à l’idée de ce partenariat : « Les ventes de Nook continuent de dépasser nos attentes, et nous sommes ravis de pouvoir travailler avec Wal-Mart ».

Amazon, qui a bien compris que ses Kindle étaient difficiles à trouver dans des points de ventes, a annoncé par ailleurs en juin un accord avec les magasins Target. C’est donc bien le service et le rapport au client qui feront le petite différence prochainement…

Patti Smith et les bornes numériques

2010/10/22 § Poster un commentaire

Hier, à la librairie parisienne L‘Arbre à lettres, tout le monde venait voir Patti Smith…Moi, je cherchais les bornes pour acheter des livres numériques, pendant qu’un pote argentin (Guido) faisait la queue pour rencontrer sa Pattiiiii avec « le livre que j’ai acheté à New-York » (comprenez : je-suis-un-vrai-fan-moi ;).

Un argentin qui est passé par New-York pour se faire dédicacer en France le livre de son idole…C’est pas la définition de l’hystérie ? Je crois que je viens de perdre un ami…;)

Bon, c’était sans doute pas le jour idéal (quoique la Smith n’a pas non plus fait déplacer tout Paris) mais j’ai pu approcher des bêtes (les bornes) et même de la bête (Patti Smith, 64 ans, du poil au menton) à qui j’ai demandé une dédicace pour une amie.

Bornes numériques d’Epagine

Ce fut rapide, quelques minutes pour me rendre compte que le scroll n’était pas super rapide (c’est faussement tactile, leur écran, il faut appuyer sur des boutons pour déplacer la page de gauche à droite), pas très réactif, que c’était cher comme sur internet (en même temps, ce n’est qu’une redirection vers le site d’Epagine, réunion de libraires/éditeurs), bref, que j’aurais préféré être chez moi pour les commander, mes livres numériques. L’intérêt est en fait bien ailleurs.

La librairie, ce foyer culturel

La librairie (dans son ensemble) veut montrer qu’elle inclut le numérique dans son dispositif. Il n’y a pas, d’un côté, le papier, de l’autre, l’électronique : il y a un terrain d’entente et de vente, et c’est la librairie. L’exemple de Patti Smith est révélateur : le monde des libraires multiplie les initiatives, s’identifie de plus en plus à un centre culturel.

C’est, en un sens, le même procédé que les bonus des DVD : on ajoute de la valeur introuvable ailleurs, on affirme son identité, le caractère irréductible du lieu (la librairie) à une pratique (la vente). D’ailleurs, sur les bornes, c’est dit clairement : « nous sommes à votre service pour vous accompagner dans vos recherches ».

Libraire, un métier

Le libraire se poste donc en aval, comme un médiateur entre deux mondes, une passerelle qui facilite le passage du papier au numérique et vice-versa. Le portail 1001librairies, qui ouvrira bientôt, et la librairie d’Harvard qui va livrer à domicile, s’inscrivent dans cette logique : réaffirmer le lien social, accroître les services, assurer le contact avec le client, plus désireux qu’on ne le croit d’échanges avec son libraire de quartier.

La bataille des ebooks se jouera bientôt là-dessus. Mais mon ami argentin s’en moquait pas mal de nos débats français : il était venu avant tout pour écouter Patti chanter. :)

Ipad 7 pouces ? Steve Jobs n’y croit pas

2010/10/19 § Poster un commentaire

Les résultats trimestriels d’Apple ont été annoncés : tout va bien, sauf pour l’Ipad.

On s’attendait à un raz-de-marée (et ce fut le cas), mais les analystes voient gros et n’ont peur de rien : ils voulaient un tsunami. 4,2 millions de tablettes vendus en quelques mois, c’est pas mal déjà, non ? Visiblement pas.

Wall Street s’attendait à 4,7 millions d’unités et malgré de bons résultats (+67% du chiffre d’affaires), l’action baisse de 7%. Manque d’engouement ? Pénurie du matériel ?

En tout cas, ces ventes sont supérieures à celles des Mac (3,9 millions). L’avenir de l’informatique, c’est clair, c’est la tablette.

Steve Jobs a par ailleurs démenti toutes les rumeurs sur l’arrivée d’un Ipad 7…Il n’y croit pas. Beaucoup trop petit pour construire de belles applications. Quelqu’un lui a dit que c’était casse-gueule de le tenir, son Ipad, et que ça ne se sort pas en dehors de chez soi ? Vais attendre la sortie de la Galaxy Tab moi…;-)

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