Test : ce vieillard de Bescherelle sur l’Ipad

2010/09/23 § Poster un commentaire

Ah, si les frères Bescherelle avaient su qu’ils deviendraient une métonymie (« Le Bescherelle ») et une application Ipad…Jeunes générations (qui ne lisaient pas ce blog), je vais vous raconter une histoire. Asseyez-vous confortablement, ça commence : à mon époque, quand j’hésitais sur la conjugaison d’un verbe, on ne me disait pas : « Regarde sur Google » mais « Vérifie dans ton Bescherelle ».

Hé oui mes enfants, à l’époque de votre grand-père SoBook (26 ans quand même !), un livre pouvait trôner fièrement dans la bibliothèque familiale et faire l’objet d’un culte (Ah ! ma chère encyclopédie Universalis, ah ! mes chères pléiades – toutes vendues chez Gibert par ailleurs ;-).

Aujourd’hui, ce sont des tablettes numériques qui sont vénérées (le panthéon est vaste : Dieu-Ipad, Dieu-Kindle…), supports de nos illustres dictionnaires devenus des faire-valoir (la tablette s’en sert pour se vendre), des courtisans (ils en sont tributaires) et des légitimateurs de contenus (ils rehaussent sa valeur). Ils se vendent même pour une bouchée d’octets.

Pas cher

Sur l’Ipad, le Bescherelle des synonymes/antonymes/paronymes est ainsi vendu 3 euros…que dalle. Ca vaut le coup ? Ouais, même si c’est pas la révolution hein. Le dico fait ce qu’on lui demande : dicoder… enfin donner une définition quoi, des synonymes, des antonymes, des paronymes, comme y disent dans la pub, dans un menu horizontal, sommaire, constamment présent.

En temps réel

La recherche se fait en temps réel, comme sur Google Instant : « le dictionnaire présente les mots possibles au fur et à mesure de la saisie » (c’est dans l’aide). J’y vois deux intérêts : rapidité, sélection rapide à partir du tapotement des premières lettres; un arrêt sur images de sa propre recherche, avec des propositions de mots à chaque étape (mapping cognitif et sérendipité).

Forme fléchie

Autre point important  : le mot peut être recherché sous sa forme fléchie. Dieu sait que c’est super pratique, notamment pour les étrangers qui ne comprennent rien à nos conjugaisons et ne peuvent donc pas reconnaître la forme initiale d’un verbe non conjugué (« C’est quoi cteu bête ? Un brontosaure ? »). Du coup, s’il tape « mangeassions » (très courant), l’utilisateur découvre le verbe à l’infinitif (soit « manger »).

L’essentiel, rien que l’essentiel

Bon, faut pas non plus trop lui en demander, au Bescherelle. C’est pas le Robert, c’est pas Universalis, c’est un petit dictionnaire précis sans prétention qui fait bien son travail. Il se distingue du Robert (disponible sur l’Ipad) par son prix (3 euros contre 7 euros), ses fonctions linguistiques (antonymes/paronymes) et sa valeur affective (c’est le Bescherelle). Et même si, au quotidien, j’utilise 10 fois plus ce moustachu de Robert, j’aime bien avoir ce vieillard à longue barbe de Bescherelle dans mon Aïepad : j’y peux rien, c’est celui que ma mère préfère. ;-)

 

Advertisements

Tagué :, ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement Test : ce vieillard de Bescherelle sur l’Ipad à SoBookOnline.

Méta

%d blogueurs aiment cette page :