Babélio : « Nous ne sommes pas des requins du référencement » (Tu parles, Charles…)

2010/09/07 § 1 commentaire

Vu sur Actualitté : un blogeur se plaint de Babélio (j’en ai parlé avant-hier) qui se comporterait comme un requin du référencement.

Explication : avec le (re)lancement (« po français ») de Masse Critique, Babélio impose au lecteur de publier à la fois sa critique sur Babélio et sur son site, s’il veut participer à l’opération (une critique = un livre gratos…chouette, vais participer, ça en fait un de plus à revendre chez Gilbert Joseph !).

Mais y’a peu de chance (c’est là que ça devient drôle et cynique), vu les critères de Google (PageRank) que sa propre critique apparaisse dans les résultats du moteur. Et là, le lecteur-critique découvre (Ô stupeurs) qu’il a été pris pour un pigeon.

Le cofondateur de Babélio entre alors dans l’arène. Je résume son intervention (sans aucune mauvaise foi ni réduction, évidemment) : nous, on les aime nos lecteurs, pas question de leur voler la vedette.

Heu, ouais…et sinon, y’a un moment où vous allez arrêter de vous foutre de notre gueule, les mecs ? Non, soyons sérieux 2 s’condes (pas plus, promis). Le but de Babélio est double, et je le défends (ils n’ont pas à être charitables) :

  1. Agréger des mots-clés (catalogues des maisons d’édition) pour accroître sa visibilité sur Google. Mais comme Google déteste le vide, et l’alignement bête des mots-clés, il faut une rédaction derrière. Elle est toute trouvée, elle est bon marché et se satisfait d’une logique de rétribution propre aux communautés littéraires, peu favorables aux logiques mercantiles (proposer de l’argent serait mal vu, vaut mieux des cadeaux).
  2. Monétiser cette main-d’oeuvre. Une critique de blogeur est personnalisée, riche en mots-clés. Une critique = un goût. Pour un annonceur, c’est une aubaine : ce n’est rien d’autre qu’une cible qui se signale elle-même (= très ciblée). Babelio ne s’en cache pas (mais le blogeur ne le sait pas) : « Babelio vous propose d’annoncer à destination d’une communauté en très forte croissance et très-ciblée sur les lecteurs ».Référencement et conversion monétaire du lectorat (même si confiance, même si longue durée, même si amour, gloire et beauté) sont donc bien au coeur de leur modèle économique (il en faut bien un…). Et pis c’est tout.
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§ Une réponse à Babélio : « Nous ne sommes pas des requins du référencement » (Tu parles, Charles…)

  • Pierrot dit :

    Je suis cofondateur de Babelio.

    Vous confondez 2 choses :
    -un modèle économique, fondé sur l’animation d’une communauté de lecteurs, ce que nous ne cachons absolument pas.
    -la défense contre une accusation de vol de référencement naturel : si vous faisiez l’effort de faire une requête dans Google sur n’importe quel titre diffusé dans le cadre de Masse Critique, vous verrez que Babelio n’est jamais devant les blogueurs. Jamais.

    Les blogueurs présents sur Babelio le savent, et les attaques en question proviennent d’accusateurs anonymes ou étrangement extérieurs au programme Masse Critique.

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